Devenir Conseiller en investissements financiers (CIF), c’est obtenir un statut réglementé qui vous permet de donner des recommandations personnalisées sur des instruments financiers (OPC, actions, obligations, ETF, produits structurés, etc.) dans un cadre strictement défini par l’AMF.
Pour devenir CIF, vous devez respecter plusieurs conditions : justifier d’un niveau de compétence (diplôme, formation professionnelle d’au moins 150 heures ou expérience), réussir l’examen AMF, adhérer à une association professionnelle agréée, souscrire une assurance RCP, vous immatriculer à l’ORIAS et vous acquitter chaque année de la contribution due à l’AMF (450 € à ce jour).
Sur cette page, vous trouverez un pas-à-pas concret pour comprendre le rôle du CIF, vérifier que vous remplissez les conditions, et suivre les 7 étapes clés pour sécuriser votre dossier : voie de compétence, examen AMF, association, ORIAS, conformité et lancement de votre activité.
Le rôle et le périmètre du CIF (rappel utile)
Le Conseiller en investissements financiers (CIF) est un professionnel qui délivre des recommandations personnalisées à ses clients sur des instruments financiers et, dans certains cas, sur des biens divers. Son rôle est d’analyser la situation du client, de l’informer clairement sur les risques et les caractéristiques des produits proposés, puis de justifier en quoi ses préconisations sont adaptées au profil de ce client.
Concrètement, le CIF se situe à mi-chemin entre la pédagogie et la technicité : il ne se contente pas de “présenter des produits”, il doit démontrer en quoi ses conseils sont cohérents avec les objectifs, la tolérance au risque, l’horizon d’investissement et la situation financière du client.
Ce qu’un CIF peut faire
Un CIF peut notamment :
- Analyser le profil du client : situation financière, objectifs patrimoniaux, horizon de placement, connaissances et expérience en matière financière.
- Formuler des recommandations personnalisées portant sur des instruments financiers (OPCVM, FIA, actions, obligations, ETF, produits structurés, etc.) et, dans certaines conditions, sur des biens divers (pierres précieuses, du vin, un cheptel, des panneaux photovoltaïques, la forêt, des œuvres d’art, etc.).
- Rédiger une déclaration d’adéquation qui motive ses préconisations en expliquant pourquoi les solutions proposées sont adaptées au profil du client.
- Informer le client sur les risques et le fonctionnement des produits, les frais, les contraintes (liquidité, durée de blocage, fiscalité, etc.).
- Dans certains cas et sous conditions strictes, recevoir et transmettre des ordres pour le compte de ses clients, dans le cadre prévu par la réglementation (voir le site de l’AMF).
En résumé, le CIF est un conseiller en stratégie d’investissement, dont la mission principale est d’apporter un conseil argumenté, documenté et traçable.
Ce qu’un CIF ne peut pas faire
Le statut de CIF est encadré pour protéger les investisseurs. Un CIF ne peut donc pas :
- Détenir les fonds ou les instruments financiers de ses clients : il ne garde pas l’argent, ni les titres. Ceux-ci sont toujours déposés auprès d’un établissement habilité (banque, compagnie d’assurance, société de gestion, etc.).
- Recevoir d’autres fonds que sa rémunération (honoraires ou commissions) : il ne manipule pas l’épargne du client.
- Décider à la place du client : le CIF donne des recommandations, mais ce n’est pas un gestionnaire sous mandat au titre du statut CIF. Le client reste décisionnaire final.
- Exercer des activités réservées à d’autres statuts (par exemple, certaines prestations de service d’investissement ou activités bancaires) sans disposer des agréments nécessaires.
Cette frontière est essentielle : le CIF conseille, mais il ne prend ni la garde des actifs ni la main sur les décisions.
Les obligations clés d’un CIF
Pour exercer, un CIF doit respecter un socle d’obligations professionnelles et réglementaires :
Compétence & examen AMF
Il doit justifier d’une compétence professionnelle (diplôme, formation d’au moins 150 heures ou expérience suffisante) et avoir réussi l’examen AMF. Cet examen est obligatoire pour les personnes qui exercent le conseil en investissements financiers au sein d’un CIF.
Assurance responsabilité civile professionnelle (RCP)
Le CIF doit être couvert par une assurance RCP avec des niveaux de garantie conformes aux minima réglementaires. Cette assurance couvre les conséquences financières des fautes, erreurs, omissions ou négligences dans l’exercice de son activité de conseil.
Adhésion à une association de CIF agréée par l’AMF
Le CIF doit adhérer à une seule association professionnelle agréée (ANACOFI-CIF, CNCGP, CNCEF Patrimoine, etc.). Cette association :
- Examine et valide son programme d’activité,
- Contrôle le respect des règles (procédures, documents remis aux clients, conformité),
- Peut effectuer des contrôles sur pièces ou sur place,
- Diffuse la doctrine et les bonnes pratiques.
Immatriculation ORIAS & contribution AMF
Le CIF doit s’immatriculer à l’ORIAS dans la catégorie “Conseiller en investissements financiers” et régler chaque année la contribution due à l’AMF (450 € à ce jour), prélevée via l’ORIAS.
Transparence et information du client
Avant toute recommandation, il remet un Document d’Entrée en Relation (DER) présentant son statut, son mode de rémunération, son éventuelle indépendance ou non-indépendance, ainsi que les associations et autorités dont il relève. Il doit également informer le client sur les rétrocommissions perçues, lorsqu’il en touche, et sur les conflits d’intérêts potentiels.
Traçabilité et adéquation du conseil
Chaque recommandation doit être motivée et justifiée au regard du profil du client, avec une Déclaration d’adéquation conservée dans le dossier. Le CIF doit être en mesure de démontrer, en cas de contrôle ou de litige, en quoi son conseil était adapté.
En bref, le CIF est un professionnel réglementé centré sur l’adéquation du conseil, la transparence de sa rémunération et l’absence de détention d’actifs de ses clients. C’est ce qui le distingue d’autres intervenants du marché et garantit un cadre protecteur pour l’investisseur.

Quelles sont les conditions pour devenir CIF ?
Avant de commencer à conseiller des clients sur des instruments financiers, vous devez vérifier que vous remplissez les conditions d’accès au statut de CIF. Ces conditions sont contrôlées par votre association professionnelle puis par l’ORIAS, et elles s’inscrivent dans le cadre posé par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
En pratique, plusieurs blocs sont examinés :
- Votre compétence professionnelle (diplôme, formation ≥ 150 h ou expérience suffisante).
- Votre réussite à l’examen AMF.
- Votre adhésion à une association agréée CIF.
- La souscription d’une assurance responsabilité civile professionnelle (RCP).
- Votre immatriculation à l’ORIAS avec un dossier complet (pièces justificatives, programme d’activité, procédures).
Si l’un de ces éléments manque ou est insuffisamment justifié, votre dossier peut être refusé ou mis en attente, ce qui retarde votre projet de devenir CIF.
1. Compétence professionnelle : les 3 voies possibles
La première condition pour devenir CIF est de prouver que vous disposez d’un socle de compétences suffisant pour exercer ce métier. La réglementation prévoit trois voies possibles :
1.1. La voie diplôme
Vous justifiez d’un diplôme de niveau bac+3 minimum en droit, économie ou gestion, ou d’un titre équivalent réellement adapté aux missions d’un CIF. Il peut s’agir, par exemple, d’une licence en droit, d’un diplôme en finance, en gestion de patrimoine ou en économie, dûment inscrit au RNCP dans les classifications adéquates (classifications NSF suivantes : 122, 128, 313 ou 314 pour les niveaux 7, 7/6 et 6). Il est conseillé de consulter France Compétences ou de contacter directement l’ORIAS pour confirmer la reconnaissance de votre diplôme.
Même si votre diplôme vous permet de devenir CIF, nous vous conseillons fortement de vous former au métier sur la partie technique et réglementaire. Pour cela, nous vous recommandons notre accompagnement Invest’Aide Academy.
1.2. La voie formation professionnelle (≥ 150 h)
Vous avez suivi une formation professionnelle d’au moins 150 heures, couvrant notamment :
- la réglementation financière,
- le fonctionnement des instruments financiers,
- le devoir d’adéquation et la protection de l’investisseur,
- la déontologie et la prévention des conflits d’intérêts,
- l’organisation et les procédures internes (LCB-FT, gestion des réclamations, archivage, etc.).
C’est le cas, par exemple, de notre formation CIF 150h spécifiquement conçue pour répondre aux exigences des associations et de l’ORIAS.
1.3. La voie expérience
Vous pouvez également justifier d’au moins 2 ans d’expérience professionnelle dans des fonctions pertinentes sur les 5 dernières années : conseil en investissements, commercialisation de produits financiers, intermédiation, fonctions en salle de marché ou banque privée, etc. Cette expérience doit être documentée (contrats de travail, fiches de poste, attestations d’employeur).
Bon à savoir : ces trois voies visent la compétence initiale. Elles ne vous dispensent pas des autres obligations : réussite à l’examen AMF, adhésion à une association, RCP, ORIAS, etc.
Diplômes reconnus et cas pratiques
Pour être reconnu par l’ORIAS et votre association, votre diplôme doit être :
- de niveau licence (bac+3) au minimum,
- dans les domaines juridique, économique ou de gestion,
- et compatible avec les missions d’un CIF (analyse financière, droit, gestion, finance, patrimoine…).
En cas de doute, il est recommandé de :
- vérifier la fiche de votre diplôme sur le RNCP,
- consulter les documents de votre association professionnelle,
- ou contacter directement l’ORIAS pour confirmer la reconnaissance de votre parcours.
2. Réussite à l’examen AMF (obligatoire)
Deuxième bloc vérifié pour devenir CIF : la réussite à l’examen AMF. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, cet examen est obligatoire pour toutes les personnes qui exercent le conseil en investissements financiers au sein d’un CIF.

Concrètement, il s’agit d’un QCM réglementaire qui couvre :
- la réglementation des marchés financiers et de la distribution de produits ;
- le fonctionnement des principaux instruments (actions, obligations, OPCVM, ETF, produits structurés, dérivés…) ;
- la protection de l’épargnant, la gestion des conflits d’intérêts, l’information des clients ;
- les règles de bonne conduite, la lutte contre le blanchiment (LCB-FT) et le financement du terrorisme.
L’examen est organisé par des organismes certifiés par l’AMF. À l’issue de la réussite, vous obtenez un certificat nominatif, que vous devrez joindre à votre dossier d’adhésion à l’association puis à votre demande d’immatriculation ORIAS.
Même si vous avez déjà une bonne culture financière, il est recommandé de préparer spécifiquement l’examen AMF, car les questions sont précises, parfois piégeuses, et couvrent l’ensemble du référentiel officiel.
3. Adhésion à une association professionnelle agréée par l’AMF
Pour devenir CIF, vous devez obligatoirement adhérer à une seule association professionnelle agréée par l’AMF (par exemple : ANACOFI-CIF, CNCGP, CNCEF Patrimoine…). L’association joue un rôle central dans votre parcours :
- elle examine votre programme d’activité (type de clientèle, typologie de produits, organisation, procédures internes…) ;
- elle vérifie vos justificatifs de compétence, votre réussite à l’examen AMF, votre contrat d’assurance RCP ;
- elle peut demander des compléments ou corrections avant d’émettre un avis favorable ;
- elle assure un suivi dans la durée : contrôles sur pièces ou sur place, actualités réglementaires, doctrine et recommandations.
Sans cet avis favorable, vous ne pourrez pas finaliser votre immatriculation ORIAS en tant que Conseiller en investissements financiers. Il est donc important de préparer un dossier propre et cohérent avant de déposer votre demande d’adhésion.
4. Assurance RCP, honorabilité et gouvernance
Autre condition incontournable pour devenir CIF : la responsabilité civile professionnelle (RCP). Ce contrat d’assurance doit respecter des niveaux minimaux de garantie (montants par sinistre et par année, franchises éventuelles…) fixés par les textes. Il couvre les conséquences financières d’une faute, d’une erreur ou d’une omission dans l’exercice de votre activité de conseil.
En parallèle, les personnes qui dirigent ou exercent effectivement l’activité de CIF doivent répondre à des exigences d’honorabilité : absence de condamnations incompatibles, de sanctions financières graves, d’interdictions professionnelles, etc. Ces points sont vérifiés sur la base de vos déclarations et des pièces demandées (pièces d’identité, extraits Kbis, attestations…).
Enfin, la gouvernance de la structure est examinée : l’association et l’ORIAS veulent savoir qui fait quoi au sein de la société :
- qui dirige effectivement l’activité ;
- qui rencontre les clients et délivre le conseil en investissements ;
- qui supervise la conformité, les contrôles internes, la LCB-FT.
Toutes ces personnes doivent être identifiées et remplir les exigences de compétence et d’examen AMF.
5. Immatriculation ORIAS et contribution annuelle
Une fois la compétence, l’examen AMF, la RCP et l’adhésion à une association validés, vous pouvez déposer votre dossier d’immatriculation à l’ORIAS dans la catégorie “Conseiller en investissements financiers”.
Ce dossier comprend notamment :
- vos justificatifs de compétence (diplôme, formation 150 h ou expérience) ;
- votre certificat de réussite à l’examen AMF ;
- votre attestation d’adhésion à l’association professionnelle ;
- votre attestation d’assurance RCP ;
- les pièces liées à votre structure (Kbis ou équivalent, statuts, identité du ou des dirigeants…).
Au moment de l’immatriculation, vous devez également régler :
- les frais ORIAS ;
- la contribution annuelle due à l’AMF, d’un montant de 450 € (à ce jour), recouvrée via l’ORIAS.
Cette contribution sera ensuite due chaque année, au moment du renouvellement de votre immatriculation. Vous devrez alors confirmer ou mettre à jour vos informations et fournir, si nécessaire, de nouveaux justificatifs (RCP, association, etc.).
Programme d’activité et conformité initiale
Devenir CIF ne se limite pas à remplir un formulaire et à cocher des cases. Votre association professionnelle et, plus largement, le régulateur attendent que vous ayez réfléchi à la conformité de votre activité dès le départ.
Concrètement, cela suppose de préparer :
- un Document d’Entrée en Relation (DER) conforme, remis à chaque nouveau client ;
- une lettre de mission ou convention qui encadre votre intervention ;
- une Déclaration d’adéquation type, qui vous permet de motiver vos recommandations et de démontrer que vos conseils sont adaptés.
À cela s’ajoutent des procédures écrites, même si vous démarrez seul :
- devoir d’adéquation (MiFID II) et protection de l’investisseur ;
- gestion des conflits d’intérêts et politique de rémunération ;
- prévention du blanchiment des capitaux (LCB-FT) et connaissance client (KYC) ;
- gestion et suivi des réclamations clients ;
- archivage, tenue des registres (publicités, réclamations, conflits…).
Ces éléments peuvent paraître lourds au début, mais ils constituent la colonne vertébrale de votre activité de CIF. Ils rassurent votre association, l’ORIAS, et surtout vos clients.
Vous voulez vous lancer dans le métier de conseiller en gestion de patrimoine CIF mais vous ne venez pas de ce secteur ? Rejoignez Invest’Aide pour un accompagnement clé-en-main pour lancer votre structure ! Commencez par visionner notre vidéo de présentation.
Devenir CIF : les 7 étapes clés (checklist)
Compétence → Examen AMF → RCP & procédures → Association agréée → ORIAS → Outils & conformité → Lancement & contrôles.
Valider la compétence initiale
Bac+3 droit/éco/gestion ou formation ≥150h ou expérience ≥2 ans sur 5 ans.
Réussir l’examen AMF
Passage auprès d’un organisme certifié ; conservez le certificat de réussite.
Souscrire la RCP & cadrer les procédures
RCP aux minima + DER, lettre de mission, déclaration d’adéquation, LCB-FT/KYC, conflits, réclamations, archivage.
Adhérer à une association agréée AMF
ANACOFI-CIF, CNCGP, CNCEF Patrimoine… Déposer le programme d’activité.
S’immatriculer à l’ORIAS
Dossier en ligne (compétence, examen AMF, RCP, attestation d’association, Kbis/PI) + contribution annuelle.
Outiller & déployer la conformité
CRM, GED/archivage, e-signature, KYC/LCB-FT, registres, modèles DER/DA prêts à l’emploi.
Lancer & contrôler
Production (DER + adéquation motivée), revues trimestrielles, formation continue.
FAQ : Devenir Conseiller en Investissements Financiers
Le Master est-il obligatoire pour devenir CIF ?
Non. Vous n’êtes pas obligé d’avoir un Master pour devenir CIF.
La réglementation exige que vous prouviez une compétence professionnelle suffisante, ce qui peut se faire par :
- un diplôme de niveau bac+3 ou plus en droit, économie ou gestion ;
- une formation professionnelle d’au moins 150 h adaptée au métier de CIF ;
- ou une expérience d’au moins 2 ans dans des fonctions pertinentes au cours des 5 dernières années.
À cela s’ajoutent la réussite à l’examen AMF, l’adhésion à une association agréée, la souscription d’une RCP et l’immatriculation ORIAS.
L’examen AMF est-il vraiment obligatoire ?
Oui. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, la réussite à l’examen AMF organisé par un organisme certifié est obligatoire pour toute personne qui exerce le conseil en investissements financiers au sein d’un CIF. Sans ce certificat, votre dossier ne pourra pas être validé par l’association ni par l’ORIAS.
Combien coûte l’inscription/renouvellement ?
À l’entrée comme au renouvellement, vous devez régler :
- les frais ORIAS (25€) ;
- la contribution annuelle due à l’AMF (450 € à ce jour), recouvrée via l’ORIAS pour les CIF.
À cela s’ajoutent :
- votre cotisation d’association professionnelle ;
- votre prime d’assurance RCP ;
- et, le cas échéant, le coût de vos formations et de vos outils.
Comment vérifier un CIF ?
Pour vérifier qu’un professionnel dispose bien du statut CIF :
- consultez le registre unique ORIAS en ligne et vérifiez son immatriculation dans la catégorie “Conseiller en investissements financiers” ;
- contrôlez son adhésion à une association professionnelle agréée par l’AMF ;
- demandez, si besoin, son Document d’Entrée en Relation (DER), qui doit mentionner ces informations.
Quels registres tenir côté conformité ?
Même si vous travaillez seul, vous devez tenir un certain nombre de registres :
- registre publicitaire ;
- registre des réclamations ;
- registre des conflits d’intérêts ;
- et, plus largement, une piste d’audit de vos dossiers (informations clients, motivations des recommandations, déclarations d’adéquation signées…).
Ce sont ces éléments que votre association et, le cas échéant, l’AMF regarderont en cas de contrôle ou de litige.