Vous cherchez une formation pour vous reconvertir et exercer ce métier de façon conforme (ORIAS, conformité, process de rendez‑vous) ? Vous trouverez dans cet article les étapes, les statuts et les pièges à éviter. Et si vous voulez être accompagné, nous expliquons aussi plus bas les différentes options possibles.à jour : décembre 2025.
Vous voulez devenir conseiller en gestion de patrimoine et vous hésitez entre banque, cabinet, réseau, ou indépendance ? La difficulté, c’est qu’il n’existe pas “un” diplôme magique : ce sont surtout des statuts (CIF, IAS, IOBSP, carte T), des compétences techniques et un cadre de conformité qui rendent l’activité possible.
Dans ce guide, vous allez comprendre : ce que recouvre vraiment le métier au quotidien, les diplômes et passerelles en cas de reconversion (avec ou sans diplôme), comment choisir votre mode d’exercice, quelles habilitations demander (ORIAS / carte T), et une feuille de route simple pour démarrer sans vous mettre en risque côté conformité.
Définition : Qu’est ce qu’un conseiller en gestion de patrimoine ?
Un conseiller en gestion de patrimoine accompagne un client sur l’ensemble de sa situation : objectifs, revenus, fiscalité, patrimoine, projets, contraintes et tolérance au risque. Son rôle n’est pas de “vendre un produit”, mais de poser un diagnostic, recommander une stratégie, et documenter pourquoi cette stratégie est adaptée.
Vous pouvez exercer en banque (conseiller patrimonial / banque privée), en cabinet de CGP, ou en indépendant. Et c’est là que beaucoup se trompent : le terme “CGP” n’est pas un statut unique. Ce qui compte, ce sont les habilitations nécessaires selon ce que vous voulez réellement conseiller (assurance, finance, crédit, immobilier).
Le rôle et missions du conseiller en gestion de patrimoine au quotidien
Le rôle d’un CGP suit généralement 6 temps forts : comprendre la situation, analyser, définir une stratégie, proposer des solutions, mettre en œuvre, puis suivre dans le temps. La valeur ajoutée se joue surtout dans la qualité du diagnostic, la pédagogie, et la traçabilité (conformité) :
- Analyse complète de la situation patrimoniale et fiscale
- Définition d’objectifs (retraite, optimisation fiscale, transmission, immobilier, protection)
- Construction d’une stratégie cohérente (allocation, enveloppes, horizon, risques)
- Sélection de solutions adaptées et explicables (et pas “les plus à la mode”)
- Mise en œuvre et coordination (notaire, expert-comptable, banquier, assureur)
- Suivi régulier, ajustements et documentation des décisions
Quelles sont les diplômes nécessaires pour devenir conseiller en gestion de patrimoine ?
Pour travailler comme CGP salarié, un Bac+5 est très souvent demandé (banque, assurance, cabinets structurés). En revanche, en cas de reconversion ou d’installation en indépendant, le sujet central devient : quels statuts voulez-vous porter (CIF / IAS / IOBSP / carte T) et quelles conditions vous permettent d’y accéder (diplôme, formation, expérience).
Voici les diplômes réputés dans la gestion de patrimoine :
- À Paris Dauphine-PSL, le Master Gestion de Patrimoine fait référence, avec une réputation solide dans les milieux bancaire et financier.
- Le Master de KEDGE Business School combine apprentissages académiques et immersion en entreprise via l’alternance ; les sortants accèdent rapidement à l’emploi, souvent dans les trois mois.
- Le CESB « Expert en Gestion de Patrimoine » (titre RNCP niveau 7) délivré par l’ESBanque est largement apprécié par les grands groupes.
- À l’IAE Clermont Auvergne (titre RNCP niveau 7), le Master Gestion et Patrimoine se distingue par une pédagogie concrète et un réseau d’anciens conseillers très actif.
- La certification ECGP (Expert Conseil en Gestion de Patrimoine) portée par l’association CGPC est la seule de portée internationale, adaptée à une trajectoire professionnelle européenne.
Est-ce possible de devenir CGP sans diplôme ?
Oui, c’est possible de viser la gestion de patrimoine sans reprendre 5 ans d’études. Mais il faut être clair : sans diplôme “gestion de patrimoine”, vous compenserez par des formations ciblées, un périmètre d’activité cohérent, des habilitations obtenues proprement, et une méthode de conseil cadrée (conformité et process).
Comment exercer le métier de conseiller en gestion de patrimoine ?
Le conseiller en gestion de patrimoine peut exercer de différentes manières son métier :
- En étant salarié, comme nous l’avons vu, il sera nécessaire d’avoir fait des études dans la gestion de patrimoine.
- Il peut être courtier en crédit ou en assurance, avec une dimension de conseil en gestion de patrimoine.
- En étant notaire ou expert-comptable, son conseil peut s’étendre à de la gestion de patrimoine : fiscalité, droit civil, transmission de patrimoine ou succession.
- Il peut exercer en indépendant, dans un cabinet existant ou dans le sien.
Si le conseiller en gestion de patrimoine veut exercer en tant qu’indépendant, il devra choisir une forme juridique pour sa société : entreprise individuelle (EI) ou micro-entreprise, ou encore des formes de sociétés unipersonnelles comme la SASU ou l’EURL.
Créer un entreprise individuelle : classique ou micro-entreprise
- La micro-entreprise est souvent pertinente pour démarrer : formalités simples, coûts réduits, bon terrain d’apprentissage. Elle reste possible jusqu’au plafond de chiffre d’affaires applicable aux prestations de services (vérifiez le plafond en vigueur au moment de créer). Entreprendre Service Public
- Point d’attention : dès que votre activité devient régulière (plus de clients, plus de partenaires, besoin de déduire des frais), une structure type EI “réel” ou société (SASU/EURL) devient souvent plus adaptée.
Créer une société : EURL ou SASU
Créer une EURL ou une SASU pour votre activité de conseil en gestion de patrimoine est plus complexe que celle d’une entreprise individuelle. Vous devrez rédiger des statuts et déposer un capital social mais votre patrimoine personnel sera dissocié de votre patrimoine professionnel. Bien que le conseil en gestion de patrimoine ne demande pas beaucoup de capitaux initiaux financés par des banques, cela est plus protecteur pour vous face à d’éventuels créanciers.
Enfin, vous gardez aussi la possibilité de vous associer avec un autre CGP ou de lui céder les titres de votre entreprise (ce qui n’est pas possible avec une entreprise individuelle).
Quelles sont les habilitations à avoir pour devenir conseiller en gestion de patrimoine indépendant ?
Si vous souhaitez vous installer à votre compte, vous devrez obligatoirement vous inscrire à l’ORIAS pour proposer des produits d’assurance (IAS), conseiller des instruments financiers (CIF) et des crédits (IOBSP). Pour proposer de l’immobilier, vous devrez vous inscrire à la Chambre du Commerce et de l’Industrie de votre ville (carte T).
ORIAS : pourquoi et quand ?
L’ORIAS est le registre officiel des intermédiaires en assurance, banque et finance. L’inscription est à renouveler chaque année. Pour obtenir ou renouveler votre immatriculation, vous devez notamment souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle et justifier de votre capacité professionnelle (diplôme, formation ou expérience). Les frais d’inscription sont de 25 € par statut, et l’ORIAS indique un délai pouvant aller jusqu’à 2 mois pour traiter un dossier complet (selon les cas).
Le CIF
Devenir CIF vous permet de réaliser un conseil sur des instruments financiers comme des OPCVM, des titres, etc. En plus de vous inscrire à l’ORIAS, vous devrez adhérer à une chambre professionnelle agrée par l’Autorité des Marchés Financiers, passer un examen (la certification AMF) et respecter une réglementation stricte : document d’entrée en relation, lettre de mission, gouvernance produits, politique de gestion des conflits d’intérêts…
L’assurance (IAS)
En vous inscrivant comme intermédiaire d’assurance (IAS), vous pourrez distribuer des produits d’assurance. Dans le cas du conseiller en gestion de patrimoine, il s’agit surtout de produits d’assurance-vie et prévoyance. L’intermédiaire d’assurance devra suivre une formation continue (DDA) de 15 heures chaque année.
Le courtage en crédit (IOBSP)
Le statut IOBSP (crédit) permet d’intervenir sur le financement et l’assurance emprunteur dans un cadre réglementé. L’accès peut passer par un diplôme ou une expérience équivalente, ou par une formation dédiée, puis par une inscription à l’ORIAS. Ensuite, comme pour les autres statuts, vous devez maintenir vos compétences à jour via la formation continue applicable à votre activité.
La transaction immobilière (carte T)
Obtenir la carte T vous permet, comme tout agent immobilier, de commercialiser de l’immobilier (principalement locatif dans le cas d’un conseiller en gestion de patrimoine). Cette habilitation vous sera nécessaire si vous souhaitez proposer de l’immobilier à votre clientèle : neuf, ancien rénové, LMNP, etc.
Les compétences clés du conseiller en gestion de patrimoine : techniques & humaines
Pour exercer au meilleur niveau, un CGP doit combiner des compétences CGP techniques d’ingénierie patrimoniale et des qualités humaines qui sécurisent la relation de long terme.
L’objectif : poser un diagnostic fiable, proposer des solutions adaptées et les expliquer clairement.
Techniques
- Fiscalité : IR, IFI, plus-values, prélèvements sociaux, optimisation dans le temps.
- Droit civil & famille : régimes matrimoniaux, donations, successions, démembrement.
- Finance : OPCVM, ETF, allocation, corrélations, profil de risque, liquidité.
- Crédit : taux, assurance, montage, capacité d’endettement, leviers.
- Comptabilité/gestion : lecture de bilans TPE/PME, trésorerie, flux.
- Immobilier : rendements, fiscalités (LMNP, foncier, PINEL, SCPI), cycles de marché.
Soft skills
- Écoute active et reformulation des objectifs.
- Clarté pédagogique pour vulgariser les choix.
- Rigueur & organisation (process, check-lists, délais).
- Confidentialité & éthique (intégrité, absence de conflits).
- Gestion de la relation : suivi, proactivité, coordination d’experts.
Top 5 compétences d’un CGP
- Analyse patrimoniale et fiscale fiable
- Pédagogie et vulgarisation
- Maîtrise de la conformité et du devoir d’adéquation
- Écoute et conduite d’entretien
- Rigueur organisationnelle et traçabilité des décisions
Devenir conseiller en gestion de patrimoine à son compte étape par étape
Pour vous lancer comme gestionnaire de patrimoine indépendant, vous devrez acquérir les qualifications nécessaires, enregistrer vos statuts à l’ORIAS, remplir vos obligations réglementaires
Etape 1 : Acquérir les qualifications nécessaires
Pour devenir conseiller en gestion de patrimoine, vous devrez obtenir les qualifications pour chaque statut que vous demanderez, parmi le CIF, l’IAS, l’IOBSP et l’immobilier.
Pour cela, vous devrez vous renseigner auprès de l’ORIAS ou de la CCI. Par exemple, sur ce document ORIAS, vous connaîtrez les conditions pour distribuer de l’assurance.
Généralement, vous devrez répondre à l’une des 3 conditions pour obtenir votre qualification :
- Avoir obtenu un diplôme de niveau Bac+3 reconnu par l’État dans les domaine de l’économie, gestion ou droit.
- Avoir suivi une formation spécialisée et spécifiquement conçu pour maîtriser les compétences requises. Par exemple une formation d’une durée de 150h pour le CIF ou l’assurance.
- Avoir une expérience professionnelle de 2 ans sur des fonctions liées à ces opérations et acquise durant les 5 dernières années.
Étape 2 : Inscription pour obtenir les statuts réglementaires
Pour vous inscrire, en plus de votre capacité professionnelle, vous devrez également souscrire à une responsabilité civile professionnelle (avec des niveaux minimum imposés par la loi), produire un casier judiciaire et adhérer à une chambre professionnelle comme l’ANACOFI ou la CNCGP.
Etape 3 : Structurer votre activité de conseiller en gestion de patrimoine
Commencez par définir quel type de structure retenir lors de la création : micro-entreprise, SASU, EURL, etc. et sollicitez un comptable si besoin pour créer la société.
Devenir conseiller en gestion de patrimoine vous demandera de respecter la législation qui est forte. Le recours à un logiciel spécialisé pour gérer votre société comme Harvest O2S, KarbonAlpha ou Wizio est fortement recommandé. Ils vous permettront de gérer la conformité de vos dossiers, la signature électronique, les relances clients, le stockage sécurisé des documents (GED), etc.
Rapprochez vous de différents partenaires pour la création de votre gamme de produit comme des assureurs, des sociétés de gestion ou des banques. Vous devrez négocier vos conditions de distribution et mettre en place la gouvernance produits afin de montrer au régulateur que vous avez bien sélectionner des solutions selon des critères objectifs.
Étape 4 : Développer son activité et sa clientèle patrimoniale
À cette étape, vous pouvez réellement démarrer l’activité de votre société de gestion de patrimoine. Mettez en place une stratégie pour démarcher et trouver vos premiers clients. Que ce soit par prospection directe ou via les réseaux sociaux et site internet. Certains CGPI achètent également des leads de gestion de patrimoine pour développer leur activité.
Vous pourrez également établir des partenariats avec des experts-comptables, des notaires, courtiers en crédits par exemple. Leurs clients pourront être intéressés par vos solutions d’investissement.
Dans un second temps, le bouche-à-oreille vous permettra de vous développer régulièrement.
Étape 5 : Suivi de vos clients et de votre activité
Vous devez vous assurer que votre cabinet ait sa conformité à jour. Chaque année, vous devrez passer des formations continues : 15h pour l’assurance, 7h pour le crédit, 7h pour le conseil en investissement financier et 42h (tous les 3 ans) pour l’immobilier.
Faites un suivi régulier auprès de vos clients. Vous vous assurerez ainsi que vos conseils restent adéquat si les placements ou le profil du client venait à évoluer. C’est aussi l’occasion de renouer avec vos clients et de leur demander de vous recommander !
Pour retrouver toutes les étapes pour créer votre cabinet de gestion de patrimoine, téléchargez notre guide offert.
Quel est le salaire d’un conseiller en gestion de patrimoine ?
Le salaire d’un conseiller en gestion de patrimoine dépend de son statut et s’échelonne entre 30 000€ et plus de 150 000€ à l’année. Si un salarié a plus de visibilité sur son salaire (fixe et primes), le CGP indépendant aura plus de fluctuation mais pourra percevoir de très fortes rémunérations s’il est performant.
Dans le secteur de la banque et de l’assurance, un salarié débutant démarre à 30 000€ / an et perçoit un variable d’environ 20% en cas de réussite de ses objectifs. Un confirmé percevra un package d’environ 45 000€ à 70 000€. En banque privée, les revenus d’un CGP expérimenté peuvent dépasser les 100 000€.

En cabinet de gestion de patrimoine, les salariés perçoivent des rémunérations un peu plus élevées (40 000€ pour un débutant et 90 000€ pour un profil sénior).
Enfin, un conseiller en gestion de patrimoine indépendant peut générer des revenus, issus de commissions et honoraires, de 0€ à 60 000€ par an sur les deux premières années. Après avoir stabilisé son activité et bénéficié de recommandations de la part de ses clients, sa rémunération peut grimper à 80 000€ après la 3ème année. Il n’est pas rare que certains CGP indépendants gagnent plus de 150 000€ par an.
Cas pratiques : testez-vous !
Vous voulez tester vos connaissances et votre capacité à conseiller vos futurs clients ? Voici quelques cas pratiques.Cas 1 : Cadre 48 ans
Avant
- Épargne dormante, IR élevé
- Peu de diversification
- Protection de la famille insuffisante
Problème
Fiscalité lourde, optimisation de la retraite dans 14 ans, besoin de couverture.
Diagnostic
Profil équilibré, capacité d’épargne, faible exposition actions/immobilier papier.
Stratégie
- Assurance-vie (fonds € + ETF) pour capitaliser
- PER pour la déduction fiscale immédiate
- SCPI NCap Continent pour revenus futurs
- Prévoyance ITT/IPT/DC pour sécuriser
Résultat attendu
- Baisse de l’assiette via PER
- Capitalisation long terme (AV)
- Complément de revenus via SCPI
- Protection du foyer
Cas 2 : Dirigeant TPE
Avant
- Trésorerie non optimisée en société
- Faible rendement, liquidité non planifiée
- Risque homme-clé peu couvert
Problème
Optimiser la trésorerie sans pénaliser le BFR, structurer des sorties.
Diagnostic
BFR couvert, besoin de poches liquides et d’actifs stabilisants.
Stratégie
- Contrat de capitalisation (PM) pour capitaliser fiscalement
- Compte-titres pour compartimenter et planifier
- Immobilier pro/SCI (IS) pour stabiliser une part
- Prévoyance dirigeant (homme-clé)
Résultat attendu
- Meilleure rémunération de la trésorerie
- Calendrier de retraits lisible
- Diversification & réduction de risque
- Sécurisation homme-clé
Invest’Aide Academy vous forme au métier de conseiller en gestion de patrimoine, sans diplôme préalable, avec le Système Invest’Aide.
FAQ
Le CIF est-il obligatoire pour ouvrir son cabinet de CGP ?
Il n’est pas obligatoire d’être CIF pour ouvrir son cabinet de CGP. Néanmoins, le statut CIF est requis si vous délivrez un conseil personnalisé en instruments financiers (OPCVM/ETF, titres). Sinon, vous pouvez opérer sous IAS (assurance) et/ou IOBSP (crédit). Dans tous les cas, vous devrez vous inscrire à l’ORIAS et respecter la conformité CGP.
Comment s’inscrire à l’ORIAS et quels documents fournir ?
Pour vous inscrire à l’ORIAS, vous devez choisir votre catégorie (CIF, IAS ou IOBSP), déposer votre assurance RCP, vos justificatifs de compétences, diplômes ou expérience. Ajoutez votre pièce d’identité, K-bis et votre attestation d’adhésion à la chambre professionnelle puis réglez les frais annuels.
Peut-on devenir conseiller en gestion de patrimoine sans diplôme ?
Vous pouvez devenir conseiller en gestion de patrimoine sans diplôme. Pour cela, vous devez démontrer vos compétences et obtenir les habilitations adéquates pour le CIF, IAS et IOBSP. Vous devrez peut-être réaliser des formations initiales (par exemple, 150h pour le CIF) afin d’accélérer une reconversion professionnelle crédible.
Quelle est la différence entre un CGP et une société de gestion ?
Le CGP conseille, met en place des solutions et suit le client sans gérer directement les actifs à sa place. La société de gestion doit obtenir un agrément de l’AMF et gère les fonds avec un mandat. Un CGP peut recommander les fonds de sociétés de gestion dans le cadre de son périmètre (CIF ou IAS).
Est-il préférable d’être CGP salarié ou à son compte (indépendant) ?
Le CGP salarié aura une sécurité de l’emploi : salaire fixe, variable et avantages, ce qui n’est pas le cas du CGP indépendant. Néanmoins, le CGP à son compte valorise son entreprise (qu’il pourra revendre) et perçoit une rémunération en fonction de sa performance, sans limite de revenus.
Combien de temps faut-il pour se reconvertir dans le gestion de patrimoine ?
La durée de reconversion est variable. Chez Invest’Aide Academy, pour se former et lancer son activité de conseiller en gestion de patrimoine, la durée moyenne est de 12 mois. Cette durée est beaucoup plus longue si vous suivez un cursus universitaire pour vous reconvertir ou que vous décidez d’ouvrir votre cabinet de gestion de patrimoine seul.
Quelle est la limite du périmètre du conseiller en gestion de patrimoine sans carte T ?
Sans carte T, vous ne pouvez pas faire d’intermédiation immobilière (transactions). Vous pouvez toutefois conseiller des SCPI ou OPCI avec vos habilitations : CIF pour les fonds en direct et IAS au travers d’enveloppes assurantielles comme l’assurance-vie ou le PER.
Les ressources et liens utiles pour devenir CGP
ORIAS (inscription / registre)
- Portail & inscription au registre unique : https://www.orias.fr/
- Rappel des obligations côté Économie (ORIAS obligatoire, n° à afficher) : https://www.economie.gouv.fr/cedef/fiches-pratiques/comment-verifier-quun-intermediaire-en-banque-ou-assurance-est-autorise
AMF (CIF, adéquation MiFID II)
- CIF : conditions d’accès & obligations pro : https://www.amf-france.org/fr/espace-professionnels/autres-profils/conseillers-en-investissements-financiers-cif
- Obligations du CIF envers son client (lettre de mission, adéquation, etc.) : https://www.amf-france.org/fr/quelles-sont-les-obligations-du-cif-envers-son-client
- MiFID II — Adéquation (position AMF DOC-2019-03) : https://www.amf-france.org/fr/reglementation/doctrine/doc-2019-03
- Dossier MIF 2 (règles clés & textes de référence) : https://www.amf-france.org/fr/actualites-publications/dossiers-thematiques/mif-2
DDA (distribution en assurance) — ACPR
- Directive DDA (page de référence + PDF ACPR) : https://acpr.banque-france.fr/la-directive-distribution-en-assurance-dda
LCB-FT / KYC (AML-CFT)
- LCB-FT (rappels + textes de référence) : https://www.amf-france.org/fr/actualites-publications/dossiers-thematiques/lutte-anti-blanchiment
- ACPR & TRACFIN — Lignes directrices conjointes 2025 (PDF) : https://acpr.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/lignes-directrices-conjointes-de-lacpr-et-de-tracfin-relatives-aux-obligations-de-vigilance-sur-les
- TRACFIN (portail & ressources) : https://www.economie.gouv.fr/tracfin
- Base légale KYC (Code monétaire & financier — Légifrance) : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072026/LEGISCTA000021019145/